Origin Finances Inc. est un courtier canadien en financement d’équipement commercial basé à Montréal, qui organise crédits-bails et crédit-bail d’équipement pour des entreprises de chaque province et territoire. Cet article explique une partie de ce marché.
Points essentiels
- Neuf ou usagé, les structures sont les mêmes : crédit-bail, décidés par la même demande.
- C’est la vie utile restante de l’actif, pas seulement son âge, qui guide le prêteur.
- Les ventes privées et les encans se financent, mais la documentation de l’actif vous revient.
- Une recherche de sûretés avant l’achat vous évite d’hériter de la dette d’un autre sur la machine.
Le marché de l’usagé est celui où bien des entreprises d’ici font leurs meilleurs achats. Un tracteur qui a encore des heures devant lui, un centre d’usinage d’un atelier qui ferme, une remorque frigorifique en fin de cycle de flotte : l’écart de prix avec le neuf peut faire la différence entre grandir cette année ou attendre. La crainte habituelle, c’est que le financement se complique quand l’équipement n’est pas neuf. En pratique, il devient simplement plus précis.
Ce qui ne change pas
Les structures restent les mêmes. Une machine usagée se finance par crédit-bail d’équipement ou par crédit-bail, avec la même demande en trois étapes que pour le neuf. Les petits dossiers se décident généralement sur la demande seule, et au-delà du seuil de 250 000 $, les états financiers sont demandés, exactement comme pour l’équipement neuf.
Le courtage ne change pas non plus : une seule soumission rejoint plusieurs sources de financement. Ce qui change, c’est que l’actif a maintenant un passé.
Ce que le prêteur regarde sur un dossier d’usagé
La garantie du prêteur, c’est la machine. Sur un dossier d’usagé, elle est donc examinée de plus près :
- La vie utile restante. Une excavatrice bien entretenue vaut mieux qu’une machine plus récente qui a été malmenée. Les carnets d’entretien aident plus qu’on le pense.
- Le vendeur. Les concessionnaires fournissent factures et inspections. Les ventes privées et les encans se financent aussi, mais c’est à vous de documenter la machine.
- L’identification. Les numéros de série doivent correspondre exactement aux documents. Les écarts bloquent plus de dossiers que le crédit lui-même.
- Les sûretés existantes. Une recherche au RDPRM au Québec, ou au registre des sûretés mobilières de la province, montre si l’actif est déjà grevé avant que vous vous engagiez.
Ce dernier point mérite sa propre phrase : n’achetez jamais d’équipement usagé sans recherche de sûretés. Si le prêteur d’un ancien propriétaire détient encore une inscription, la dette suit la machine, pas le vendeur.
Neuf et usagé, côte à côte
Préparer un dossier qui passe
Avant de soumettre : obtenez une facture ou une soumission qui identifie la machine précisément, rassemblez l’historique disponible, faites la recherche de sûretés, puis envoyez la demande avec les détails complets. À l’approbation, le fournisseur est payé directement et la sûreté est inscrite comme pour tout dossier garanti.
Pour les encans, préparez tout avant le jour de la vente : le numéro de série figure dans la fiche du lot, la recherche de sûretés se fait d’avance, et une conversation de financement avant d’enchérir vaut mieux qu’une surprise après l’adjudication.
Les camions et les remorques sont les achats d’usagé les plus fréquents; les pages financement de camion et financement d’équipement lourd couvrent ces catégories, de Montréal à l’ensemble des 10 provinces. Si votre prochaine machine vient du marché de l’usagé, envoyez votre soumission : vous saurez ce que le dossier permet, par courriel ou par téléphone.
Une inspection vaut aussi son coût quand le montant grimpe. Sur une machine vendue de particulier à particulier, personne ne vous remettra un rapport d’atelier : c’est à l’acheteur de le demander. Un rapport d’inspection récent, les carnets d’entretien et une photo lisible de la plaque signalétique règlent la plupart des questions du prêteur avant même qu’elles soient posées, et ils protègent surtout l’acheteur. Un dossier bien documenté se traite plus vite qu’un dossier où chaque détail doit être confirmé au téléphone avec un vendeur pressé.
Questions fréquentes
Financer une vente privée, c’est vraiment possible? Oui, mais la documentation vous revient : facture identifiant précisément la machine, numéro de série et recherche de sûretés montrant que l’actif est libre.
Qui fait la recherche de sûretés? Vous pouvez interroger vous-même le RDPRM au Québec ou le registre des sûretés mobilières de la province, ou nous demander de confirmer que l’actif est libre.
L’âge d’une machine la disqualifie-t-il? L’âge seul, non. Les prêteurs pèsent la vie utile restante, l’état et la documentation. Une machine plus vieille mais bien entretenue peut être un meilleur actif qu’une plus récente sans carnets.